L’établissement aujourd’hui

En 2015 Nicolas ROMEUF succède avec envies et plaisirs aux 38 ans de carrière de Marthe. Le passage de flambeau se fait avec beaucoup de complicité entre les 2 restaurateurs…. L’opération est un succès grâce à l’accompagnement, la présence rassurante et bienveillante de Marthe (auprès de Nicolas mais aussi des clients) et également à la forte implication de la municipalité menée par Madame GIRON Dominique. Pour le bonheur et la joie de tous, les clients sont restés fidèles et ont joués parfaitement le jeux….MERCI !!!!!

Depuis 2017 l’établissement à obtenu le label « Bistrot de pays »

L’établissement résiste pour rester un lieu de vie, de rencontres, d’échanges et d’humanité au cœur du petit village de Condat les Montboissier. Outre le restaurant (où l’on peut déguster des produits frais achetés localement), l’établissement propose plusieurs autres services de proximités comme le point poste, le tabac, la vente du journal La Montagne, la vente de gaz…. Mais organise aussi régulièrement des soirées animées ou se mélanges les arts comme les genres et les générations.

Chez Marthe, le bar-restaurant qui anime Condat-lès-Montboissier depuis 40 ans

Chez Marthe, le bar-restaurant qui anime Condat-lès-Montboissier depuis 40 ans

Nicolas Romeuf, gérant du bar-restaurant, parmi les convives. © Agence AMBERT

En 2015, Nicolas Romeuf a repris Chez Marthe. Un bistrot réputé, dernier lieu de vie du village de Condat-les-Montboissier (Puy-de-Dôme) proposant toute une palette de services de proximité. Avec de la générosité dans l’assiette comme en salle.

Une véritable institution : voilà 40 ans que le restaurant ouvert par Jeanne Courtine (alias Marthe) fait battre le cœur du centre-bourg de Condat-lès-Montboissier (Puy-de-Dôme).

Si le restaurant a depuis changé de patron, il a gardé son nom. Une évidence pour Nicolas Romeuf, qui a souhaité conserver à son arrivée l’esprit des lieux et la cuisine traditionnelle qui ont fait sa réputation.

Une cuisine et une ambiance familiales

À la carte de ce dimanche midi, on retrouve notamment le fameux ris de veau et le filet de bœuf aux champignons, plébiscités par beaucoup d’habitués. Des plats copieux, travaillés à partir de produits frais et avec un mot d’ordre : la proximité.

Les viandes sont issues d’une petite boucherie de Billom, les yaourts de la laiterie de la Tourette, les fromages de la laiterie de Fournols, les œufs d’Auzelles, et les fruits et légumes de la région ou bien de Provence.Le filet de bœuf aux champignons, un des plats proposés le dimanche midi.  

« Je ne me sens pas l’âme d’un grand cuisinier, et je n’aime pas la cuisine pleine de fioritures, je préfère faire des plats familiaux, simples mais bons, comme en faisaient nos grands-mères », confie Nicolas Romeuf. Ici, sur les traditionnelles nappes à carreaux façon bistrot, c’est d’ailleurs service au plat, et les gens mangent les uns à côté des autres dans un esprit proche des bouchons lyonnais.

Réservations complètes pour un mois et demi

Et ça fonctionne : les réservations du dimanche midi sont complètes pour un mois et demi. Les convives habitent dans les environs, mais viennent aussi parfois de loin pour partager un moment convivial en famille ou entre amis : d’Issoire jusqu’à Saint-Étienne, ce jour-là. « La cuisine est bonne, on est toujours bien accueillis et il y a un bon rapport qualité prix », justifie une cliente accompagnée d’un couple d’amis.

« C’est comme un repas de famille, mais au restaurant. »

Nicolas Romeuf (empty)

Le menu étant copieux, il n’est pas rare que l’on reste à table jusqu’à 16 ou 17 heures : salade de saison en entrée, deux ou trois plats, plateau de fromages à volonté et dessert maison. « C’est comme un repas de famille, mais au restaurant, donc on prend son temps », sourit Nicolas Romeuf. D’ailleurs ici tout le monde se connaît, ou presque : on se tutoie, on parle politique, des enfants, de tout et de rien, toujours dans un esprit bon enfant.

Plus qu’un restaurant, un véritable lieu de vie

En semaine – le samedi, c’est relâche – ce sont essentiellement des ouvriers travaillant dans le bâtiment ou le bois qui s’attablent à midi Chez Marthe pour un menu unique, qui change tous les jours.

Les services de proximité offerts par le bistrot attirent aussi les clients : tabac, relais de La Poste, dépôt de gaz et point presse. Ils lui ont valu, depuis 2017, la labellisation Bistrot de Pays, une récompense pour les établissements contribuant à l’animation du tissu économique et social en milieu rural.

Le matin, dès 7 heures), on vient ainsi prendre un petit noir et des nouvelles, avant que les verres ne tintent au comptoir pour l’apéro. « On se rejoint ici entre copains, pour discuter, sans cela c’est un peu désert, il n’y a pas beaucoup de distractions dans le coin », concède un client.

Des distractions, Nicolas Romeuf en propose plusieurs fois dans l’année, en organisant des soirées concert qui font à chaque fois le plein. « L’ambiance est sympa, les gens profitent de la buvette puis on pousse les tables et ça commence à danser », se réjouit-il.

Le prochain rendez-vous est fixé au vendredi 7 décembre, avec un apéro-concert autour de la chanson française à partir de 19 heures. Chez Marthe, la vie déborde décidément de la table !

Nicolas Romeuf, patron des lieux, accompagné de Marthe, qui a tenu le restaurant pendant 38 ans.

Deux ans : c’est le temps qu’il a fallu à Marthe pour trouver un repreneur

« La chambre de commerce m’avait proposé des gens, mais qui venaient de la ville, cela n’a pas fonctionné », rappelle-t-elle. Elle s’est beaucoup investie dans la transition avec Nicolas Romeuf. « Marthe est restée présente, c’est mon atout relationnel car ça rassure les clients de la voir », glisse-t-il.

La retraitée, figure emblématique du restaurant, n’a pas tout à fait rendu son tablier puisqu’elle vient tous les jours donner un coup de main à la plonge et échanger avec les habitués. « J’ai la langue bien pendue, je connais bien les gens, donc c’est facile de discuter », lance-t-elle.

Mais si Nicolas Romeuf a réussi à s’installer, c’est aussi grâce à l’accompagnement de la mairie de Condat. La collectivité, dirigée par Dominique Giron, a racheté les murs du restaurant et les loue aujourd’hui au chef, qui détient lui le fonds de commerce.

« Je n’aurais pas pu investir une telle somme, et il y avait beaucoup de travaux à prévoir, notamment pour se conformer aux normes sanitaires ou d’accessibilité qui sont très contraignantes aujourd’hui », confirme-t-il.

Vincent Enjalbert
ambert@centrefrance.com

 

La salle
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Bistrot de pays à Condat les Montboissier-Conseil départemental du puy de Dôme-63

petit salon du livre jeunesse à Condat
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